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Initiatives avec la collaboration des organisations Nationales et Régionales

Études et Analyses d’envergure d’intérêt général à réaliser avec la collaboration de diverses organisations nationales, régionales et internationales: 

  •  État des lieux stratégiques des ressources en eau des grands bassins fluviaux d’Afrique: bassin du fleuve Congo; bassin du fleuve Sénégal; bassin du fleuve Niger; bassin du lac Tchad, etc. 
  •  Point de mire sur la production d’hydroélectricité en R.D. Congo: quelles sont les enjeux et les perspectives? 
  •  Privatisation ou gestion mixte (publique-privée) dans la production et la distribution de l’eau potable en Afrique: une étude prospective. 

Élaboration de nouvelles stratégies et approches sur l’accès à l’eau potable en Afrique

Il s’agit d’élaborer de nouvelles stratégies et approches d’intervention concernant l’approvisionnement en eau potable, la tarification de l’eau, le financement du secteur d’eau, l’interface entre l’hygiène du milieu, les maladies hydriques et la lutte contre la pauvreté. Ces stratégies et approches doivent tenir compte des réalités du terrain, en milieux semi-rural, rural et dans les quartiers défavorisés de grandes villes africaines. Plusieurs aspects doivent être considérés notamment le savoir-faire endogène, les croyances, les tabous, la prise en compte de l’ensemble des parties prenantes dans le processus de définition de problèmes et dans la mise en place de solutions.

En milieu rural plusieurs catégories de parties prenantes doivent être prises en compte: les hommes, les femmes, les adolescents, les enfants, les représentants de la société civile, les organismes communautaires, comme les groupements des femmes, les organismes gouvernementaux au niveau local, régional et national, les chercheurs universitaires, les opérateurs économiques, les donateurs.

Recherche-Action comme outil efficace d’intervention dans le secteur de l’eau

La Recherche-Action est un mécanisme qui consiste à utiliser la démarche scientifique dans la définition d’un problème réel qui se pose sur le terrain, ainsi que dans la proposition et la mise en place des solutions qui doivent tenir compte des réalités du milieu. C’est en quelque sorte une utilisation efficace et efficiente de la recherche scientifique comme instrument de définition de problèmes de développement, d’utilisation de méthodologies appropriées, d’élaboration et de mise en place des solutions plus près de la réalité du terrain, dans la perspective d’améliorer les conditions de vie des populations.

Comment utiliser la recherche scientifique pour solutionner les problèmes réels qui se qui se posent sur le terrain dans le secteur de l’eau? Comment pérenniser les solutions mises en place à l’aide de cette recherche-action? Comment outiller les bénéficiaires pour qu’ils deviennent autonomes et aptes à mettre en œuvre leur propre développement? Comment transférer le savoir-faire développé dans une zone d’étude vers un plus grand espace d’intervention? 

L’objectif de ce document d’information est de présenter quelques expériences d’application de la Recherche-Action dans le secteur de l’eau dans quelques pays.

Interface entre l’eau, les maladies hydriques, l’hygiène du milieu et la lutte contre la pauvreté

L’existence d’un lien de cause à effet entre le manque d’eau, l’hygiène du milieu, les maladies hydriques et la lutte contre la pauvreté démontre l’intérêt de la problématique d’accès à l’eau potable dans les interventions visant l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Malheureusement, les résultats obtenus jusqu’à ce jour par plusieurs programmes et projets d’accès à l’eau potable et d’assainissement ne sont pas très encourageants, puisqu’il y a encore plus de 50% de personnes qui n’ont toujours pas accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement adéquates, que les maladies hydriques (diarrhées, fièvre typhoïde, dracunculose, paludisme, bilharziose, filariose lymphatique, onchocercose, etc.) continuent de tuer plusieurs milliers de personnes chaque jour et qu’elles sont particulièrement difficiles à combattre une fois qu’elles sont largement répandues, sans perdre de vue que le niveau de la pauvreté de populations continue d’augmenter. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 50% de l’ensemble des Africains souffrent d’une des six principales maladies d’origine hydrique. Dans le cas de la malaria par exemple, l’OMS, Croix-Rouge Canada, ainsi que d’autres organisations soutiennent que chaque année environ 1 million d’enfants meurent de la malaria en Afrique subsaharienne et, toutes les 30 secondes, un enfant de moins de cinq ans en meurt. Le paludisme continue donc d’avoir d’énormes répercussions économiques sur le continent africain, puisqu’il entraîne de perte de productivité et met les systèmes de santé à rude épreuve. Selon plusieurs spécialistes, sans malaria, l’économie de plusieurs pays africains devrait s’améliorer au lieu de stagner.

Comme avenue de solutions, Eau-Afrique, en collaboration avec ses collaborateurs et partenaires, compte élaborer une approche intégrée et participative qui vise à tenir compte de l’interface entre les ressources en eau disponibles, l’hygiène du milieu, les maladies liées à l’eau et la lutte contre la pauvreté.

Proposition d’un Plan Stratégique de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le bassin du fleuve Congo

Les grands fleuves et leurs affluents constituent une ressource de premier plan pour les pays qu’ils traversent, une assise économique à laquelle les populations qui en bénéficient accordent une valeur sans limite, modulant leur mode de vie à leur rythme hydrologique et tirant divers bénéfices de leurs apports biotiques et énergétiques. Le fleuve Congo n’échappe pas à ce processus. Cinquième au monde par sa longueur (4 700 km) après les fleuves Nil, Amazone, Mississipi et Yang -Tse, le fleuve Congo occupe le second rang mondial après l’Amazone par son débit pouvant atteindre 3 472 m3/s. Le bassin-versant du fleuve Congo couvre une superficie de 3 800 000 km2 et touche à sept pays, la République démocratique du Congo et la République du Congo principalement, l’Angola, le Cameroun, la République centrafricaine, la Zambie, la Tanzanie jusqu’au au Soudan.

Enjeu économique et social fondamental pour la majorité de ces pays, il est actuellement au centre de plusieurs initiatives internationales touchant principalement la gestion des ressources naturelles, dont les ressources en eau.

Dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de la mise en œuvre du Plan d’action adopté au Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) tenu en 2002 à Johannesburg en Afrique du Sud (Article 26 relatif au développement des Plans d’actions nationaux de la GIRE et d’efficacité de l’eau), Eau-Afrique propose d’élaborer, avec le concours de ces partenaires et collaborateurs sur le terrain, un plan stratégique de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) du bassin du Fleuve Congo.

Le but de ce plan stratégique est de contribuer à l’amélioration de la gestion efficace et efficiente des ressources en eau du bassin du fleuve Congo, en rapport avec l’ensemble des ressources naturelles du bassin, dans une perspective de développement durable. Cette initiative aiderait le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté dans les pays faisant partie de ce bassin.

Collaboration stratégique et Dialogue dans la gestion des ressources en eau en Afrique

La gestion intégrée des ressources en eau, mécanisme de gestion qui est de plus en plus recommandé, implique une gestion consensuelle et participative entre l’ensemble de parties-prenantes ayant souvent des intérêts divergents, ainsi que des rôles et des positionnements variés sur différents niveaux hiérarchiques. Elle implique en particulier l’État, les collectivités locales, régionales et les usagers. C’est un domaine de l’activité humaine où doit s’intégrer l’action publique et l’action civile en vue de produire les résultats attendus de manière efficace (atteindre l’optimum social) et efficiente (rapidement et à coûts minimaux). Or, c’est aussi un lieu où les conflits entre les parties-prenantes, l’isolement des intervenants, la formation inadéquate des acteurs institutionnels, les carences en information pertinente et en outils de traitement, les diagnostics incomplets et le sous-financement chronique viennent complexifier une tâche déjà difficile, retardant ainsi l’implantation de solutions pérennes aux problèmes.
Dans un monde idéal, la collaboration entre les acteurs, les intervenants et les parties-prenantes est le seul mécanisme en mesure de maximiser l’efficacité et l’efficience d’un tel processus de gestion. La collaboration est souvent traitée comme un paramètre intrinsèque aux comportements humains à la recherche de solutions communes, alors que, pourtant, en pratique, bien que souhaitable et réalisable, elle est loin d’être acquise et toujours difficile à développer et à conserver.

Il y a plusieurs causes aux difficultés de collaboration entre les acteurs. Certaines sont profondément enracinées dans le comportement des individus et des organisations, mais d’autres, plus néfastes en termes d’efficacité et d’efficience, sont à caractère instrumental, c’est-à-dire qu’elles prennent naissance dans les attitudes des intervenants, les insuffisances techniques, les mauvaises communications, les attentes exagérées, etc. Ces causes peuvent être contrôlées par un outillage approprié et des interventions ciblant notamment le renforcement des capacités en matière de collaboration dans le cadre de la GIRE.

Quels problèmes réels et significatifs de collaboration et de vision commune se posent aux différents niveaux entre les acteurs de la GIRE et de la GREBV? Comment ces problèmes affectent-ils l’efficacité et l’efficience des initiatives de gestion de l’eau? Comment la connaissance, la circulation de l’information pertinente, la formation, le financement des initiatives et l’entrepreneurship interviennent-ils dans la recherche commune de solutions aux problèmes auxquels se confrontent la GIRE et la GREBV?
Eau-Afrique compte précisément élaborer une démarche qui vise à agir sur ces causes de manière à renforcer la collaboration et à élaborer les cadres conceptuels et méthodologiques permettant d’édifier une vision commune entre les acteurs clés dans la recherche de l’efficacité et de l’efficience en gestion intégrée de l’eau.

Programme de Renforcement des capacités humaines et institutionnelles dans la gestion et surveillance de la qualité de l’eau dans le bassin du fleuve Niger

Dans le cadre d’un l’atelier de travail tenu à Ouagadougou au Burkina Faso (27-29 juillet 2005) et portant sur la définition de grandes lignes de la mise en œuvre d’un Programme de renforcement des capacités humaines et institutionnelles dans la gestion et la surveillance de la qualité de l’eau en Afrique, il a été recommandé la création d’un Réseau Sous-Régionalde Gestion et de Surveillance de la qualité de l’eau dans le bassin du fleuve Niger.

L’atelier de travail, financé par GEMS/Eau du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et réalisé avec la collaboration de l’Autorité du Bassin du fleuve Niger (ABN) et du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Burkina Faso, avait réuni les principaux responsables et intervenants impliqués dans la gestion, la surveillance et le suivi de la qualité de l’eau: 31 gestionnaires, professeurs d’université, chercheurs, techniciens, praticiens, experts, représentants de la société civile, en provenance des pays faisant partie du bassin du fleuve Niger: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée- Conakry, Mali, Niger, Tchad et Nigeria.
Le Réseau Sous-Régional fonctionnera sur la base des Points Focaux Nationaux (PFN) et des Points Focaux Collaborateurs (PFC) (GEMS/Eau-ABN). Les principales activités du Réseau porteront sur les différentes facettes d’un système de gestion et de surveillance de la qualité de l’eau y compris les activités liées au contrôle de la qualité; ainsi qu’une stratégie facilitant la mise en forme de mécanismes de partenariats, d’échanges, de transfert de savoir-faire, de mise en commun des ressources entre les pays africains en vue de mieux gérer les ressources en eau.

Le programme sera mis en œuvre dans le cadre des activités du Programme GEMS/Eau du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), avec la collaboration du Centre International de Technologies de l’Environnement (PNUE-CITE), de l’Autorité du Bassin du fleuve Niger (ABN) et d’autres instances et organisations œuvrant dans le secteur de l’eau en Afrique, les organisations internationales, les Ministères en charge du secteur de l’eau, ainsi que les universités et centres de Recherches des pays participants.

Le Rapport de cet atelier de travail est disponible sur le site Internet de GEMS-Water Programme.
Eau-Afrique compte collaborer à la mise en œuvre de ce Réseau Sous-Régional.

Production de Documentaires Audiovisuels

L’objectif poursuivi ici est de mettre à la disposition des scientifiques, des preneurs de décision, des institutions d’enseignements (primaires, secondaires et universitaires), les populations de la base et d’autres parties prenantes quelques documentaires pour des fins d’enseignement, de recherche, de sensibilisation et de diffusion d’information. Les deux documentaires ci-dessous seront produits durant les deux prochaines années

  •  Lien de causes à effets entre le manque d’eau, l’hygiène du milieu, les maladies hydriques et la lutte contre la pauvreté.
  •  Le fleuve Congo: ses potentialités sociales, écologiques et économiques: un document de vulgarisation scientifique.